Voici l'automne ! Avec ses ultimes journées de soleil fulgurant ; un soleil à la douceur trompeuse, qui voudrait encore nous faire croire à l'été, alors que la texture de l'air, la lumière sourde, l'heure précoce du crépuscule, appellent déjà l'hiver ...
L'été est fini, donc, mais subsiste le souvenir des belles choses qui lui sont associées : les vacances, une trêve dans nos vies, où le temps qui s'étire et le soleil qui réchauffe nourrissent l'envie de vivre plus intensément, de vivre dehors, avec les autres ...
Mon été fut italien. Romain puis florentin. Je ne ferai pas un inventaire des merveilles que j'ai vues ou revues, même s'il est certain qu'évoluer parmi des chefs d'oeuvre, des sites chargés d'histoire régénère, émeut, rend heureux ! Mais ce n'est pas tant ce qu'on voit qui fait la valeur de ces instants, mais le contexte dans lequel on les voit : c'est pourquoi l'Italie, cette fois encore, m'a comblée, parce que, outre qu'elle m'est chaleureusement familière, elle fut cet été, plus que jamais, l'Italie de l'amitié et des émotions partagées. Les étoiles dans le ciel romain brillaient d'un nouvel éclat au- dessus du majestueux château Saint Ange ; Caravage faisait de nouveaux adeptes ; l'empereur Hadrien hantait nos conversations ... quand ce n'était pas les jeunes éphèbes florentins dont la beauté botticellienne traverse les siècles !
