mercredi 16 juillet 2008

De Tanger à ... Cuba !

J'ai voulu initier mon blog avec Tanger (dont je n'ai finalement encore rien dit), et voilà que je suis partie pour parler de Cuba ! Mais je n'oublie pas Tanger pour autant : j'y reviendrai ! D'ailleurs, Tanger, porte de l'Afrique et de l'Europe, demeure un bel emblème pour un blog qui se veut un lieu de passage, d'échanges !
Cuba, donc ... Je n'y suis pas allée, mais un écrivain m'y a emmenée : Pedro Juan Gutierrez, par l'entremise de deux romans : Le Nid du serpent et le Roi de la Havane, que j'ai lus à quelques semaines d'intervalle l'un de l'autre. Et le voyage fut éprouvant ! Du sang, du sperme et de la sueur à chaque page, ça donne une idée de la violence de la diatribe politique et sociale qui va avec ! Car dans cette trivialité de façade, portée par une écriture âpre, se trouve l'histoire de Cuba aujourd'hui : une île à la dérive où femmes et hommes n'ont plus rien, sinon un corps qui, dans ses souffrances comme dans la jouissance, leur rappelle qu'ils sont encore en vie. Un corps mû par la seule énergie du désespoir. Un corps pour sauver sa peau ...
La peau : le titre d'un autre récit (de Malaparte) qui parle aussi de "vitalité désespérée", et sur lequel je reviendrai sans doute ...

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