Je parlais- un peu- de Rome il y a quelques jours. Je pourrais en parler beaucoup, pour avoir y avoir vécu, y être allée un nombre incalculable de fois. Et Rome ne m'a jamais déçue ! Au fil du temps, bien sûr, elle m'est devenue familière. Je l'ai adoptée - et inversement ! Je ne guette plus en elle, frénétiquement, la "nouveauté", le "pittoresque" que l'on peut attendre d'un lieu à la renommée mondiale. J'attends juste qu'elle accueille mes errances, qu'elle enveloppe mes rêveries, mes contemplations dans sa lumière inégalable : l'indicible en somme ; à moins que Rome n'appartienne peut- être un peu trop déjà au domaine de l'intime. Comme si cette elle était une parcelle de mon "jardin secret"... La chose peut sembler paradoxale, sinon prétentieuse, au sujet d'une ville jetée en pâture à des millions de visiteurs ! Maintenant, s'il me faut absolument mettre des mots sur ce que j'éprouve pour la "ville éternelle", je dirais qu'elle me fait du bien ! Il n'y a là aucune révélation : je pense que, à l'instar de certaines plantes qui ne poussent que dans certains sols, nous sommes, nous aussi, humains, soumis aux influences de notre environnement ; tel endroit nous sera plus favorable qu'un autre, constituera le terreau où s'épanouira notre être. De même que certaines personnes, en nous aimant, nous font nous sentir plus beaux, nous rendent meilleurs ...
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