mardi 3 mars 2009

Jean Genet


Dans la foulée du message précédent, l'occasion est là de parler de Jean Genet dont les mots m'accompagnent depuis l'adolescence. Impossible de l'oublier, de ne pas penser fréquemment à lui, de ne pas ouvrir un de ses livres et de tomber, forcément, sur quelque phrase "lumineuse" ... 
Si Genet n'était pas aussi complexe et extrême, dans sa vie comme dans son art, je dirais qu'il est presque inévitable de l'aimer, sinon de l'admirer,  tant les raisons pour cela sont nombreuses : le raffinement de sa langue, sa "crudité poétique", ses engagements, son goût du désordre, son humanité, son irrévérence à l'égard des pouvoirs générateurs d'oppression, sa défiance du conformisme ...
Autant dire que Genet manque à notre société actuelle ... et ses paroles à nos consciences ... 
D'ici la fin du mois, je lui rendrai, à ma façon, modestement, un hommage en allant sur sa tombe à Larache, au Maroc. Je n'ai pas de goût particulier pour les sépultures en tant que lieu de pèlerinage, mais ce cimetière, dans ce pays qu'il aimait, lui ressemble : on raconte qu'il se situe entre un bordel et une prison : autant dire le décor "parfait" de la plupart de ses oeuvres ! 

"Ce qui m'a donné un peu de fraîcheur, si j'en ai eu, c'est l'insécurité". 
Jean Genet, L'Ennemi déclaré

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