(...) Ames de mes tués ! Tuez- moi ! Brûlez- moi !
Michel- Ange exténué, j'ai taillé dans la vie
Mais la Beauté, Seigneur, toujours je l'ai servie,
Mon ventre, mes genoux, mes mains roses d'émoi.
(...) Je demande à la mort la paix, les longs sommeils,
Le chant des séraphins, leurs parfums, leurs guirlandes,
Les angelots de laine en chaudes houppelandes,
Et j'espère des nuits sans lunes ni soleils
Sur d'immobiles landes.
Le Condamné à mort, Jean Genet

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